mercredi 19 décembre 2012

Cordulies de Mai

Cordulie bronzée - étang du Beilenkopf

La Cordulie bronzée ne se rend pas de bonne grâce aux séances de pose. Cette grande libellule passe le plus clair de son temps en vol et rejoint les branches hautes des arbres la nuit venue.
J'ai passé beaucoup de temps les années précédentes à essayer de la capter, sans grand succès. J'avais abandonné l'idée de réaliser de bons clichés, me contentant d'inspecter les berges à la recherche d'émergences.
Par chance, une belle Cordulie m'est passée sous le nez pour se poser au pied de la végétation. Quelques photos, une première fuite pour m'échapper et se poser à quelques pas de là dans un saule blanc.

Cordulie bronzée - étang du Beilenkopf

Cordulie bronzée - étang du Beilenkopf

Quelques jours plus tard, en visite chez Chris, je repérais une Cordulie récemment émergée qui tentait entre deux averses de sécher ses ailes.

Cordulie bronzée après l'émergence - chez Chris

La dernière observation me permit de capter un accouplement, c'était une première pour moi :)

Cordulies bronzées, accouplement - étang du Beilenkopf

Cordulies bronzées, accouplement - étang du Beilenkopf

Voir ou revoir :
Cordulie bronzée
Le dragon de l'Etot

lundi 10 décembre 2012

Le Rhin

Caloptéryx éclatant (femelle)

Le Rhin est une zone d’observation très intéressante.
Les stations que je visite vont de Roppenheim au Nord jusque Offendorf à une quarantaine de kilomètres au Sud. Le fleuve étant canalisé, mes prospections me conduisent de part et d’autre de la route EDF qui le longe.

1. Roppenheim : pour l’essentiel, il s’agit de l’embouchure de la rivière Moder dans le Rhin. Avant l’abattage en 2010 des saules qui peuplaient ses berges, j’y observais de nombreux agrions et quelques caloptéryx éclatants. La fauche fréquente de cette zone rend peu à peu cette zone désertique, odonates et lépidoptères y sont devenus rares.

1 - Roppenheim

Libellule fauve immature

2. Fort-Louis : cette zone de quelques hectares regorge de caloptéryx éclatants. Je n’explore pas les gravières exploitées et interdites d’accès.

2 - Fort-Louis

Caloptéryx éclatant (mâle)

3. Dalhunden : le canal de décharge du Rhin. Zone en cours de prospection. Les zones proches des gravières actuellement exploitées m’ont permis d’y observer des caloptéryx éclatants et des sympétrums déprimés.

3 - Dalhunden

Gomphe à pattes noires (mâle)

Sympétrum sanguin

4. Offendorf : du Nord au Sud, l'étang du Roessmoerder et la réserve biologique de la Foret d'Offendorf sont des zones que je n'ai pas encore prospectées ; l’étang du Beilenkopf au Sud-Est de la foret d’Offendorf est l’une de mes stations préférées. J’y observe d’avril à octobre une grande variété d’espèces.
Caloptéryx éclatant , anax napolitain, cordulie bronzée, libellule fauve, libellule à quatre taches, orthétrum réticulé, crocothémis écarlate, sympétrum strié, sympétrum sanguin, leste vert, gomphe à pattes noires, agrions et aeschnes...

4 - Offendorf

Cordulie bronzée

Libellule à quatre tâches

vendredi 7 décembre 2012

Jouvencelles

Agrion jouvencelle (mai 2012)

L'agrion jouvencelle est une petite demoiselle qui pourrait aisément se cacher derrière une allumette. Elle apparait sur les rives du Rhin fin avril - début mai et disparait fin juillet.
En murissant, monsieur deviendra bleu pale tandis que madame adoptera un vert discret.
Cette libellule est très commune et n'est pas très difficile à approcher. Le pare-soleil de l'objectif peut parfois l’effaroucher, il suffit de venir lentement vers elle pour la voir se figer sur place et favoriser ainsi la prise de vue.

Agrion jouvencelle (mai 2012)

Agrion jouvencelle (mai 2012)

Agrion jouvencelle (mai 2012)


Voir ou revoir :
L'Agrion jouvencelle nouveau est arrivé!
Demoiselles du Beilenkopf

dimanche 2 décembre 2012

Fées nîmoises 2

Trithémis pourpré

En ces heures presque hivernales, seul le disque dur abrite encore demoiselles et dragons. Je vous présente quelques libellules photographiées début juillet à la Bastide à Nîmes.

Orthétrum brun

Caloptéryx hémorroidal

Orthétrum bleuissant

Trithémis pourpré

Sympétrum à nervures rouges

Voir ou revoir :
Fées nîmoises
Trithémis pourpré

vendredi 23 novembre 2012

Fées nîmoises

Agrion élégant

Qu'elles me soient familières en Alsace ou non, j'ai toujours beaucoup de plaisir à observer les libellules lors de mes balades dans le Sud de la France. Ces demoiselles et ces petits dragons ont été photographiées début juillet à la Bastide à Nîmes. J'aurais aimé effectuer de meilleures captures du Caloptéryx hémorroidal (qui manque de netteté) papillonnant dans un fossé, l'année prochaine sans doute...

Caloptéryx hémorroïdal

Orthétrum brun

Sympétrum à nervures rouges

Sympétrum à nervures rouges

Photos prises en juillet 2012

Voir ou revoir :
Trithémis pourpré
Sous le vent
Fées camarguaises

lundi 5 novembre 2012

Le Delta de la Sauer

Le Delta de la Sauer est une réserve naturelle en bordure du Rhin.
Traversée depuis Seltz par la rivière Sauer qui se jette dans le Rhin à Munchhausen. L’intérêt que je lui porte est contrasté.
Le niveau des eaux y est très variable car il est utilisé comme un polder naturel. On y retient l’eau via une écluse à Munchhausen lors des crues du Rhin ou on l’assèche pour maintenir le tirant d’eau nécessaire à la circulation fluviale.
Les zones d’observation évoquées ne concernent que les odonates. Selon qu’on s’intéresse aux oiseaux, aux batraciens ou à la flore, le découpage proposé ne sera sans doute plus pertinent. La liste des espèces de chaque zone n’est pas exhaustive mais correspond à ce que j’y ai observé  et identifié.

Au Sud, le Fahrgiessen (1) que j’arpente très souvent fait partie de la Réserve. C’est à mes yeux la partie la plus riche en odonates et la plus propice à l’observation.
En remontant vers le Nord, je distingue 2 zones. Le Niedersand (2)  qui longe les gravières du Rhin, essentiellement fréquentée par les pêcheurs mais pauvre en odonates. La partie Est du Niederwald (3), une forêt semi-immergée à la sortie de Seltz, riche en odonates mais peu facile d’accès.
En arrivant à Munchhausen , la réserve est séparée en 2 zones parallèles.  A l’Ouest, la prairie du Grosswoerth (4) est un bon site d’observation malgré la fréquentation humaine accrue.  A l’Est, les vastes étangs (anciennes gravières) qui longent le Rhin sont peu intéressants jusqu’à la jonction avec le Bois de Munchhausen (5), typiquement rhénan, c’est-à-dire semi-immergé.

Le Delta de la Sauer

Le Fahrgiessen est un bras mort du Rhin. Il communique avec la Sauer  et avec le Rhin actuel, canalisé,  via un déversoir. Son niveau varie en fonction du niveau du Rhin.
C’est une zone gérée par les pêcheurs qui s’y montrent plutôt respectueux de la nature. Les libellules y sont nombreuses et assez faciles à observer.
Zygoptères :  Agrion jouvencelle, Agrion porte-coupe, Agrion à larges pattes, Naïade aux yeux rouges, Caloptéryx éclatant, Caloptéryx vierge, Nymphe au corps de feu.
Anisoptères : Libellule déprimée, Libellule fauve, Orthétrum réticulé, Sympétrum sanguin, Sympétrum strié, Aeschne bleue, Aeschne mixte, Anax empereur, Gomphe à pattes noires.


Anax empereur

Le Niedersand n’est pas sans intérêt mais ses accès sont peu praticables. Je n’y ai observé que des Caloptéryx.

La partie Est du Niederwald au Nord de Seltz, est une foret semi-immergée dans sa partie basse, c’est-à-dire qu’elle subit régulièrement les montées des eaux.
Humidité, moustiques, haute végétation, l’observation n’est pas facile mais la présence des Naïades m’incite à fréquenter les lieux où la Libellule déprimée et Le Gomphe à pattes noires se côtoient.
Zygoptères : Agrion jouvencelle, Naïade aux yeux rouges, Naïade au corps vert.
Anisoptères : Aeschne bleue,  Gomphe à pattes noires, Libellule déprimée, Sympétrum strié.

Naïade aux yeux rouges

Le Bois de Munchhausen est un milieu semi-immergé. C’est le repère des Lestes verts.
Zygoptères : Agrion jouvencelle, Agrion porte-coupe, Agrion à larges pattes, Leste vert.
Anisoptères : Aeschne bleue, Sympétrum sanguin, Sympétrum strié.


Le Grosswoerth est une vaste prairie entourée de digues. La présence du public qui confond ses allées avec un canidrome ou un terrain de jeux pour quads et 4x4 ne facilite pas une observation sereine. Les véhicules creusent, élargissent les allées, empiètent sur les milieux où vivent et chassent les libellules. A cause d’une présence humaine de plus en plus importante et de moins en moins soucieuse de la nature, ce milieu s’appauvrit d’année en année.
Zygoptères : Leste vert, leste fiancé.
Anisoptères : Libellule déprimée, Orthétrum réticulé, Sympétrum sanguin, Sympétrum strié, Anax napolitain, Crocothémis écarlate.


Caloptéryx éclatant

mercredi 31 octobre 2012

Fauves en liberté

Libellule fauve (mâle immature)

La Libellule fauve (Libellula fulva) est un odonate assez commun sur mes stations d'observation.
Elle émerge à la mi-Mai au pied de la végétation rivulaire et arbore pendant une dizaine de jours une livrée couleur caramel. Peu visibles pendant cette période, les fauves murissent assez loin des berges. Leur vol est encore mal assuré mais leur vue est déjà excellente.
Les femelles brunissent tandis que les mâles deviennent bleus. A ce stade, leur aire de chasse s'étend jusqu'aux berges dont les mâles se disputent les places ensoleillées.
Discrètes, les femelles ne fréquentent les berges qu'au moment des accouplements et des pontes. Les mâles sont territoriaux, leur agressivité est telle qu'ils n'hésitent pas à repousser des espèces plus grandes comme l'Anax empereur (Anax imperator) ou la puissante Libellule déprimée (Libellula depressa).
La Libellule fauve cède ses perchoirs aux Crocothémis et aux Orthétrums vers la mi-Juillet.

Libellule fauve (mâle)

Libellule fauve (mâle)

Libellule fauve (accouplement)

Libellule fauve (femelle)

Libellule fauve (femelle mature)

Voir ou revoir :
Vieille fauve
Quelques fauves

mardi 23 octobre 2012

Les bronzées

Aeschne mixte

Voilà plusieurs semaines que mes chères libellules avaient disparues de mes stations d'observation. Le retour du beau temps les a rendu moins discrètes. Elles sont apparues, moins vives, prenant la chaleur sur la rive ensoleillée du Fahrgiessen. Quelques Aeschnes mixtes au vol lourd au raz de l'herbe et de nombreux Sympétrums striés...

Sympétrum strié (femelle)

Sympétrum strié (femelle)

Sympétrum strié (mâle)

Sympétrum strié (mâle)

Sympétrum strié (mâle)

Voir ou revoir :
Sanguins de septembre
Aeschne mixte 2

mardi 16 octobre 2012

La Tour Carbonnière

Tour Carbonnière depuis le sentier de découverte

A quelques kilomètres des remparts d'Aigues-Mortes (Gard), la Tour Carbonnière se dresse au milieu des marais. Attiré par sa haute stature et son sentier de découverte vantant les oiseaux qui fréquentent les environs, j'y ai observé de nombreuses libellules.
La présence du sentier en caillebottis permet au public de traverser le marais, d'accéder à la Tour sans altérer le milieu (et sans risquer de se faire écraser par les automobilistes qui se rendent à Saint-Laurent d'Aigouze) et aux libellules de se chauffer sur ses planches.

Marais de la Tour Carbonnière depuis le sentier de découverte

Marais de la Tour Carbonnière depuis le sommet de la tour

Les espèces observées - que les eaux saumâtres des marais ne semblent pas affecter - lors de mes brefs passages sont des sympétrums, des crocothémis, des agrions et des aeschnes. Difficile néanmoins de réaliser de jolis portraits lorsque les sujets sont posés sur le caillebottis!

Crocothémis écarlate (mâle)

Crocothémis écarlate (mâle)

Crocothémis écarlate (femelle)

Sympétrum à nervures rouges (femelle)

Voir ou revoir :
Sous le vent
Fées camarguaises