jeudi 19 novembre 2009

Vers le vent

J'ai commencé un nouveau blog, Vers le vent, consacré à mes balades et mes flâneries... Mes impressions, nez au vent ou au raz des pâquerettes...

vendredi 23 octobre 2009

Marabout, bout de ficelle...

Dans la Réserve naturelle du Delta de la Sauer, il y a un petit panneau planté à 2 pas de la foret semi-immergée de Munchhausen. Y sont peintes des grenouilles et des libellules, accompagnés d'un petit texte qui évoque la légende du Hokemann, l'homme qui attire à l'aide son crochet les enfants trop curieux vers les profondeurs des marais.




L'homme au crochet, les libellules, je n'ai pu m'empêcher d'établir un lien avec le Pays imaginaire de Peter Pan, en particulier le Capitaine Crochet et la fée Clochette. J'ai cherché à savoir s'il y avait un fond commun entre la légende rhénane et le roman de l'écrivain écossais James Matthew Barrie. Ce que j'ai pu découvrir à propos du roman Peter Pan m'a éloigné de mes chères libellules [1] . La fée Clochette n'est pas une nymphe au corps de feu...
Je me suis alors intéressé à ce fameux Hokemann : d'où provient cette histoire ? Son nom n'est pas connu de mes amis alsaciens, ni de mes interlocuteurs allemands. A ma question, un animateur de la Maison de la nature du Delta de la Sauer n'apporte aucune réponse. Je peux tout juste tenter un rapprochement avec une superstition wallonne évoquée par Grand & Boudot : "Les parents allaient même jusqu'à raconter à leurs bambins, lorsqu'ils s'approchaient trop près de l'eau, que la libellule tire les enfants dans l'eau." [2]
Tout cela ressemble fort à une histoire de croque-mitaine, "ce personnage maléfique dont on parle aux enfants pour leur faire peur et ainsi les rendre plus sages... qui peut se dissimuler aux abords d'un cours d'eau ou d'un étang, afin de noyer les imprudents." [3]. Les parents devaient-ils faire cohabiter ce croque-mitaine des eaux stagnantes et la tradition alsacienne qui faisait naitre les enfants dans les sources ? A lire Guy Trendel [4], les fées protectrices des sources n'étaient pas des libellules. Ça me chagrine un peu de ne pouvoir dissocier demoiselles et croque-mitaine ! Dans l'inconscient collectif européen, parce qu'elles peuplaient des milieux aquatiques réputés hantés par les forces de l'au-delà, les libellules étaient les manifestations d'esprits mauvais.[5]
La fréquentation des Alsatiques (rayonnages des librairies et des bibliothèques réservés au patrimoine culturel alsacien) m'a - pour l'instant - laissé sur ma faim. Si vous connaissez la source de cette légende rhénane, n'hésitez pas à me contacter !

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_pan
[2] Daniel Grand & Jean-Pierre Boudot, Les libellules de France, Belgique et Luxembourg, Editions Biotope
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Croque-mitaine
[4] Guy Trendel, Les dieux oubliés des Vosges, Editions Coprur
[5] http://www.reflexiences.com/agenda/417/libellules-entre-ciel-et-eau/

mardi 20 octobre 2009

Déesse précieuse

La Société française d'Odonatologie signale la redécouverte d'une libellule menacée, la Déesse précieuse (Nehalennia speciosa), dans le Jura, signalée la dernière fois il y a 133 ans en Savoie.

Cliquez ce lien pour lire cet article
Article du Télégramme.com

lundi 19 octobre 2009

L'émergence -3

Quelques conseils pour photographier une émergence...


Emergence d'un Aeschne

Pour savoir où poser ses bottes et son trépied pour capter une émergence de libellule, il faut un peu de mémoire ou un bon carnet de notes. Les larves ne parcourant pas des kilomètres dans le lit de l'étang ou de la rivière pour trouver leurs proies, les lieux de ponte et d'émergence sont communs. Si vous avez repéré sur un croquis de votre étang préféré les lieux de ponte des différentes espèces de libellules, la partie est presque gagnée.
Je ne vous conseille pas de traquer les émergences en pleine nuit pour quelques raisons très simples à comprendre : comment allez-vous assurer le repérage de la zone et les conditions de prise de vue (éclairage, bruit numérique, etc...) ? Je n'évoque même pas la probabilité de piétiner et détruire accidentellement des larves (une cordulie peut émerger à quelques mètres de la rive sur le sol) ou de passer pour un braconnier aux yeux d'un garde-pêche. Il faudra se contenter des émergences tardives et se lever tôt...
Commencez par inspecter la végétation rivulaire et les berges et... apprenez à rentrer bredouille : les larves ont tendance à se "caler" pour émerger en même temps (cela augmente leur chance d'échapper aux prédateurs), il peut donc se passer plusieurs jours sans évènement visible.
Dès que vous avez repéré une larve en situation, calez votre trépied. Si vous assistez à une multitude d'émergences, il vous faudra choisir une larve "principale" pour votre trépied et marquer les 2 ou 3 sites secondaires à l'aide de rubans de couleur pour aller plus facilement d'un site à l'autre (des rubans de type "emballage cadeau" feront l'affaire).
Les émergences de libellules vraies ou anisoptères durent plusieurs heures : afin d'épargner la carte-mémoire de votre APN, un cliché toutes les 15 minutes suffira. Pour les zygoptères, un cliché toutes les 5 minutes. Ce sont des temps moyens. En cas d'intempérie, allongez l'intervalle entre 2 prises.


Emergence d'un Aeschne

Les zygoptères émergent tout près des rives, souvent cachés dans la végétation. C'est assez rapide et peu facile à capter sans se mouiller ou mouiller l'objectif. Tout se passe à quelques centimètres du sol : prévoyez une petite bâche pour préserver vos genoux de l'humidité.
Vous trouverez les anisoptères sur les berges, sur des troncs d'arbres ou des arbustes, les phases sont assez longues, vous avez le temps de cadrer. Voici les différentes phases que vous pourrez observer :
- La larve quitte le milieu aquatique à la recherche d'un support, c'est une phase rapide,
- la larve s'agrippe à son support et s'immobilise, c'est long, on a l'impression qu'il ne se passe rien, c'est l'occasion de jeter un œil aux autres larves,
- la larve fend son thorax et passe sa tête, puis le reste de son corps, une étape assez longue à ne pas manquer,
- la libellule se sépare de son exuvie,
- les ailes se développent, elles sont blanches et opaques, parallèles au corps,
- l'abdomen s'allonge et laisse écouler quelques gouttes de liquide,
- les ailes deviennent transparentes tandis que le corps et la tête se colorent,
- les fines soies qui couvrent le corps de la libellule sèchent, les ailes sont désormais perpendiculaires au corps, c'est une phase très longue,
- les ailes s'agitent et bruissent, prenez vos derniers clichés, la libellule s'envole !
A ce stade de développement, la libellule est incapable de voler longtemps et rejoint un murissoir à l'abri des prédateurs. N'oubliez pas de capter tous les évènements à votre portée : malformations, prédateurs, traces de prédations, etc... sans oublier larves et exuvies.

Bonne chasse photographique !

vendredi 16 octobre 2009

Guide de la vie des eaux douces

Guide de la vie des eaux douces de Malcom Greenhalgh et Denys Ovenden
Editions Delachaux et Niestlé
ISBN : 978-2-603-01596-4
(Environ 30 €)
www.delachauxetniestle.com

Issu de la collection Les guides du naturaliste, cet ouvrage richement illustré décrit les espèces animales et végétales observées dans les habitats d'eau douce. La page de gauche propose les descriptions auxquelles correspondent les illustrations de la page de droite. Les espèces sont toujours décrites par leur nom scientifique et leur nom commun lorsqu'il existe.
La trentaine de pages consacrées aux odonates ne permet pas de se priver du Guide des Libellules paru chez le même éditeur mais elle permet une identification rapide et fiable des nymphes et des imagos.
De par sa nature, ce guide recoupe les ouvrages spécialisés de la collection que vous possédez sans doute. S'il n'est pas indispensable, sa présence et son format poche peuvent le rendre très utile sur le terrain, au moment de la saisie de notes ou à la manière d'un aide-mémoire.

jeudi 15 octobre 2009

L'émergence -2

L'exuvie change de couleur avec le temps. Brune et sombre quelques heures après l'émergence, elle devient crème et transparente. Elle sèche et se désintègre ensuite ou tombe à l'eau.

Exuvies d'Anax empereur


Les exuvies n'intéressent pas les prédateurs, il est donc possible de les photographier près des berges ou dans la végétation rivulaire. Certaines espèces émergent là où elles le peuvent (libellules à quatre taches, aeschnes), d'autres choisissent des zones abritées, dépassant les premières lignes des araignées (cordulies), tandis que les zygoptères ne s'aventurent guère sur les berges. Les supports varient selon la taille des libellules : tiges et feuilles pour les sympétrums, branches et troncs pour les anax.

Exuvie de Libellule dépressive

Les émergences ont lieu très souvent la nuit ou avant l'aube sur ou à proximité des lieux de ponte : repérer les exuvies permet donc d'identifier les espèces en présence sur un site, leur nombre et leur genre. A titre personnel, je ne prélève aucune exuvie, je les photographie en situation. J'utilise parfois un doigt, ma main ou une carte topo pour en estimer la taille.

Exuvie d'Anax empereur

Cela peut paraitre insuffisant et léger d'un point de vue scientifique mais je reste avant tout un amateur et non un naturaliste : laisser les exuvies en place permet aux véritables naturalistes d'effectuer correctement leurs collectes.

A suivre...

mercredi 14 octobre 2009

L'émergence -1

L'émergence est la dernière phase de développement de la libellule. Elle quitte l'état larvaire pour devenir l'insecte ailé que nous aimons tant photographier.


La nymphe quitte le milieu aquatique et rejoint la surface où elle cherche un support (feuille, tige, tronc, etc...) auquel elle s'arrime solidement à l'aide de ses pattes. Commence alors l'émergence : la nymphe s'extrait de sa carapace en lui perforant le dos. Elle passe d'abord la tête puis le reste du corps.
Les zygoptères émergent tête dressée vers le ciel tandis que les anisoptères émergent tête en bas et se redressent quand leur abdomen est à l'air libre. A ce stade, des soies relient la libellule à sa carapace l'empêchant de tomber sur le sol ou dans l'eau.

Zygoptère

Anisoptère

Accroché à son support, l'imago attend ensuite que son abdomen sèche et se développe. Ses ailes encore laiteuses deviennent transparentes. Peu à peu, les couleurs apparaissent. Selon les espèces, cette phase cruciale peut prendre quelques minutes ou quelques heures. C'est souvent le moment que choisissent les prédateurs pour attaquer la libellule vulnérable, incapable de se défendre.

Prédation

Lorsque ses ailes sont sèches, l'imago s'envole.


Ne reste en place que la carapace qu'on appelle exuvie.

Exuvie

A suivre...

La macrophotographie - livres

Photographier la nature en macro de Gérard Blondeau
Editions VM
Groupe Eyrolles
ISBN : 978-2-212-67276-3
(Environ 20 €)
www.editions-VM.com

Ce guide propose au lecteur une mine de conseils pratiques. Parce qu'il suit le déroulement des saisons, il permet d'améliorer sa technique tout en variant les sujets.
Mes seules réserves concernent le travail en studio lorsque l'auteur recréé à la maison des conditions de prise de vues plus favorables qu'en extérieur. Si elle se révèle satisfaisante d'un point de vue technique, la reconstitution d'un milieu en aquarium va à l'encontre de mon approche personnelle de la nature : je préfère louper des photos plutôt que de perturber les insectes que je capte ou interagir plus que nécessaire avec le milieu.

* *

La macrophotographie numérique de Clément Wurmser
Editions Delachaux et Niestlé
ISBN : 978-2-603-01634-3
(Environ 24 €)
www.delachauxetniestle.com

Je n'avais pas encore acquis le quart des conseils techniques du guide Photographier la nature en macro que je découvrais le livre de C.Wurmer. Si l'auteur présente simplement des techniques décrites dans la plupart des ouvrages consacrés à la macro, son originalité réside dans la variété et la grande qualité des photos qui illustrent son propos.

mercredi 7 octobre 2009

Aeschne mixte

Le niveau du Rhin est très bas et les pluies récentes n'y peuvent rien changer. Il faut descendre dans le lit vaseux de ses affluents et des bras morts pour approcher les dernières libellules. Cet exercice où on rentre crotté et malodorant ne me plait guère, je choisis donc de faire le tour du Beilenkopf.
Le niveau de l'étang a peu baissé et la végétation rivulaire a poussé, l'observation est aisée, la prise de vue nettement moins. Je passe un peu de temps à capter la ponte de sympétrums striés. Le mâle maintient fermement la femelle pendant que son abdomen frappe la surface de l'eau. Mal placé, je n'obtiens que des clichés flous mais je sais que la photo ne permet pas de restituer la petite magie de ce pas de deux, en tout cas j'en suis incapable...
J'observe ensuite des aeschnes et notamment des femelles qui pondent dans les tiges sèches de la végétation. Je surprends également leurs ébats nuptiaux. Un aeschne en vol n'est pas facile à capter mais un couple supersonique encore moins !
Alors que je me décourage, j'entends ce petit bruit d'ailes caractéristique à quelques mètres de mon spot, un bourdonnement qui ressemble à celui qu'on entend près d'une ligne à haute tension : l'aeschne s'est posée près de moi.


Cela ne dure que quelques secondes...
Sans être exceptionnel, le cliché me permet de confirmer ce que je pressentais dans l'article Rien n'est moins sur que l'incertain : il s'agit d'une aeschne mixte, mâle (Aeschna mixta) puisqu'on distingue nettement le T jaune en forme de clou sur le segment S2.

dimanche 27 septembre 2009

Après la ponte

J'avais remarqué l'année dernière que les sympétrums striés se retrouvaient sur les troncs des grisards en fin d'après-midi.

A l'abri du vent et Fin de saison en témoignaient.

Vieille femelle

Mes observations étaient incomplètes. Il ne s'agissait pas d'une petite séance de bronzage automnal mais de pauses entre deux vols copulatoires.

Femelle mature
 
 Male mature

Les troncs des peupliers sont des lieux de rendez-vous galants où males et femelles s'observent. Ils s'envolent et s'accouplent au dessus de la petite gravière du Groessworth. Les femelles pondent ensuite seules ou en tandem, en frappant leur abdomen à la surface de l'eau un peu à la manière des orthétrums. Elles rejoignent ensuite les males sur les troncs, leur abdomen maculé distingue celles qui ont pondu récemment.

 
 
 

vendredi 25 septembre 2009

Les yeux plus gros que le ventre



Ce leste vert n'a pas changé de régime alimentaire pour se régaler du fruit du cerisier à grappes (Prunus padus) qui est très répandu sur la digue Est du Groesswoerth.
Bien que peu nombreux, les lestes sont les dernières demoiselles encore en vue, les agrions ayant purement et simplement disparu.
Les libellules sont toujours présentes : les aeschnes désertent le lit asséché de la Sauer et s'aventurent près des digues pour trouver leurs proies tandis que les sympétrums striés et sanguins se réchauffent au soleil, engourdis.
Mais ça n'a rien de palpitant que de capter un si bel insecte posé sur une barrière !

 

jeudi 24 septembre 2009

Disette

Le niveau du Rhin, de ses affluents et des bras morts a baissé. Le Fahrgiessen n'a pas belle allure, découvrant ses berges boueuses. Quelques aeschnes patrouillent au ras de l'eau, les sympétrums sont les grands absents. La Sauer ne laisse entrevoir qu'un maigre chenal et un lit vaseux exploré par les hérons et les aigrettes blanches. Pas ou peu de libellules en vue, rien qui ne mérite une photo.

jeudi 10 septembre 2009

Rien n'est moins sur que l'incertain

 
Voici un problème typique d'identification : cette aeschne peut être confondue avec une autre, je ne dispose pas de bons clichés et mes notes d'observation ne me sont d'aucun secours !
L'aeschne mixte (aeschna mixta) est définie par Daniel Grand et Jean-Pierre Boudot comme le véritable petit sosie de l'aeschne des joncs (aeschna juncea). Comment les distinguer à coup sur lorsque les clichés et les notes de terrain ne montrent pas ce qui les différencie (la taille, la marque jaune en forme de clou à la base de l'abdomen) ? Une interview ? Une énième relecture des ouvrages de référence ?


L'aeschne mixte peuple sensiblement les mêmes habitats que son ainée, les eaux stagnantes à faiblement courantes, ce qui est le cas de l'étang du Beilenkopf. Leur période de vol est également commune. Leur comportement, les mâles patrouillent le long de la végétation des berges, ne me permet pas de trancher.
Une énième relecture du Guide des libellules, "l'aeschne mixte est nettement plus petite que la plupart des autres aeschnes", m'offre une piste : les imagos captés sont plus petits que l'aeschne bleue photographiée dans les Vosges du Nord. J'en déduis (sans certitude) que j'ai observé une aeschne mixte et non l'aeschne des joncs...

mercredi 9 septembre 2009

Les ailes du sympétrum

Capter un sympétrum a beau paraitre facile à bon nombre d'amateurs, je ne m'en lasse pas. Pas plus que je ne me lasse de contempler ses ailes magnifiques, puissantes et fragiles.

Portrait d'un leste

Les lestes verts se font plus discrets dans la Réserve naturelle de Munchhausen. Perchés au sommet des hautes herbes de la digue Est, ils ne sont guère démonstratifs comme si la chaleur les avait engourdis.

dimanche 6 septembre 2009

Une vipère

Une vipère péliade ? Une couleuvre ?

La petite gravière du Grosswoerth est gardée par une vipère péliade. Elle se chauffe au soleil et n'entend pas quitter les lieux. Mon pas l'éloigne mollement vers les ronciers où j'espérais traquer les libellules.
Comme je ne suis pas certain qu'il s'agisse d'une vipère, je reste à l'entrée de la gravière où ce sympétrum sanguin peu farouche prend la pose.

Sympétrum sanguin

Sympétrum sanguin
Sympétrum sanguin

mercredi 2 septembre 2009

Coopératif crocothémis

Dans l'article précédent, j'avais retrouvé les sympétrums (à nervures rouges, sanguins et striés) aux abords de la petite gravière du Grosswoerth.
Ce matin, un invité de marque m'attendait, éloignait les sympétrums vers les ronciers comme s'il voulait s'assurer qu'il serait le seul modèle de la séance.
D'habitude, les crocothémis écarlates me fuyaient ou se tenaient à bonne distance (étang de l'Etot, Grosswoerth ou étang du Beilenkopf). J'ai pu capter ce mâle, approcher mon trépied et même troquer mon 300mm pour le 100mm macro en fin de séance.


On se recoiffe pour la photo


dimanche 30 août 2009

Merci !

Merci aux sympétrums qui lisent ce blog et ont répondu à mon appel !
Il y 2 jours à peine, je désespérais de ne plus les rencontrer lors de mes observations : ils n'ont pas disparu. Inspectant ce matin la petite gravière à l'entrée du Grosswoerth, j'ai pu constater leur présence dans les ronciers.
Les immatures chauffent leurs ailes sur la végétation rivulaire exposée au soleil tandis que les imagos matures se disputent les ronciers au pied des peupliers et des saules blancs. En s'avançant de quelques mètres sur le chemin, je les ai observé et capté, peu nombreux mais vifs, dérangeant les lestes verts et chassés par les orthétrums réticulés.

Sympétrum striéSympétrum à nervures rouges (femelle)

Sympétrum striéSympétrum sanguin femelle

Sympétrum sanguinSympétrum sanguin

Sympétrum sanguinSympétrum sanguin


Sympétrum à nervures rougesSympétrum à nervures rouges (mâle)

La tourbière des Saisies



Balade du 06 juillet 2009

Même en vacances, un amateur de libellules ne peut s'en éloigner très longtemps. La tourbière des Saisies semblait le lieu idéal pour des retrouvailles.
Située sur la commune de Cohennoz, entre Crest-Voland et la station savoyarde des Saisies, la tourbière des Arpelières est un espace protégé de 300 ha traversé par un sentier découverte.
Ce sentier de caillebotis long de quelques kilomètres permet de découvrir la faune et la flore en évitant de dégrader un milieu fragile. La balade est facile, la faible dénivelée permet de privilégier l'observation plutôt que la transpiration.
L'excursion en famille ne permet pas toujours de prendre le temps nécessaire pour photographier mais j'ai pu assister à la fin de l'émergence d'une æschne bleue en pleine après-midi...

Emergence d'une æschne bleue
Emergence d'une æschne bleue

samedi 29 août 2009

Photos

Démangé par l'envie de rafraichir l'apparence de mon petit site de photos, j'ai retravaillé cette semaine un template réalisé par Arcsin.
Cela m'a permis d'ajouter une nouvelle galerie et de clarifier les liens. Tout est en ligne ici !

vendredi 28 août 2009

Rare sympétrum

Quel que soit le lieu d'observation, le sympétrum y est rare.
Strié ou sanguin, il abondait l'été dernier. L'hiver a été rude dans l'Est de la France, les petites rivières, telle la Sauer, gelaient si profondément qu'on pouvait patiner sur leur lit. Cela a sans doute été fatal aux larves.

Sympétrum sanguin mâle

jeudi 20 août 2009

Le rescapé du Hanau

Captées il y a presque un mois à l'étang du Hanau, voici les dernières traces de la libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata).
Ce mâle défendait farouchement un petit territoire et affrontait sans cesse les nombreux orthétrums. Les crocothémis écarlates, plutôt querelleurs, ne s'y frottaient pas et les anax empereur s'enfuyaient à son approche.



Disparition des libellules à quatre taches
Quadrimacula, enfin !